Perroquet à ventre rouge élevé par ses parents : apprivoiser Max
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Elle voulait un perroquet à ventre rouge (Poicephalus rufiventris) mâle, élevé par ses parents, en sachant que son apprivoisement demanderait du temps. Max est arrivé sauvage, cramponné aux barreaux. Jour après jour, friandise après friandise, voici comment il est devenu un petit clown curieux qui parle.
Ce récit est le témoignage personnel d'un propriétaire. Il reflète son expérience et n'engage que lui. Pour les besoins de l'espèce, voir la fiche du perroquet à ventre rouge.
Pourquoi un perroquet élevé par ses parents ?
Max est né le 8 janvier 2004, en volière, et a été élevé par ses parents. Je souhaitais un autre poicephalus depuis quelque temps et, connaissant le caractère et les inconvénients d'un oiseau élevé à la main, j'ai choisi Max, tout en sachant que son apprivoisement demanderait du temps et de la patience.
Je suis allée le chercher le 17 juillet. J'ai pu voir ses parents, la volière où il vivait et toute l'installation de l'éleveur : c'est important pour juger de l'état de santé des oiseaux. Il m'a tout de suite paru très sauvage, mais je n'ai pas changé d'avis : je voulais un rufiventris mâle élevé par ses parents.
L'arrivée dans sa cage
Ce fut très difficile de le faire entrer dans sa cage : il était statufié, cramponné aux barreaux, se demandant ce qui lui arrivait. J'ai un peu culpabilisé de le mettre en cage alors qu'il ne connaissait que la volière, mais avec des sorties quotidiennes et une profusion de jouets et de branchages, il s'est très bien fait à son nouvel environnement.
Les premiers jours : observer avant d'agir
Il a un peu paniqué les deux premiers jours quand nous nous approchions, puis s'est rapidement calmé. Il est ensuite entré dans une période d'observation : il me suivait en permanence du regard, intrigué par mes activités. Ce petit est un grand observateur, on dirait qu'il prend tout en compte avant d'agir. J'ai tout de suite trouvé Max formidable par son énorme curiosité : il a très vite goûté à tous ses jouets et aux fruits que je lui donnais, avec une préférence pour les fruits rouges.
Ce n'est que le troisième jour que je lui ai ouvert la porte. Pour ne pas perdre le peu de confiance qu'il avait déjà, j'avais décidé de ne pas l'attraper pour le rentrer. Évidemment, il n'est pas rentré le premier soir… ni le second… ni le suivant. J'ai donc rusé : je fermais sa cage une fois la nuit tombée. Le matin, affamé, il n'avait accès à ses graines qu'à mon lever, et rentrait alors bien vite. Il a compris le principe en deux jours : depuis, il rentre tout seul le soir dès que son eau et ses graines sont changées.
Apprivoiser un perroquet craintif avec des friandises
Petit à petit, je l'amadoue avec de bonnes choses à manger. Je n'ai jamais insisté : s'il était encore trop peureux pour venir prendre la friandise à la main (surtout des fruits secs, il raffole des noix), je la déposais dans sa mangeoire et je m'en allais. Sa peur diminuant, il est devenu plus courageux : il prenait la friandise dans ma main mais la lâchait comme si elle lui brûlait le bec, puis descendait la récupérer quand je m'éloignais.
Il a vite compris que ce que je lui présentais était toujours bon ou amusant (comme les arachides, qu'il décortique avec passion sans les manger), et après quelques jours, il n'hésitait plus. Max est un petit perroquet extrêmement intelligent : il a très vite saisi que je ne lui voulais aucun mal. Il s'approche de plus en plus, s'est déjà posé sur mon épaule (la première fois, je n'osais plus respirer !), accepte tout de ma main et les bisous sur le bec à travers les barreaux, monte sur un perchoir qu'on lui tend et commence à parler.
Il prenait la friandise dans ma main mais la lâchait comme si elle lui brûlait le bec.
Aujourd'hui : un petit clown qui parle
Bien qu'il n'ait pas encore un an, il prononce déjà très clairement « un bisou », suivi du bruit du bisou, et « j'veux pas ». Il imite divers sons, dont le miaulement de mes chats (très comique). Max est vraiment phénoménal et je ne regrette absolument pas mon choix : il m'apporte énormément de joie avec ses clowneries, son côté intrépide, sa curiosité, ses atterrissages en catastrophe, sa maladresse, ses acrobaties, ses essais de parole et sa façon de répondre quand on s'adresse à lui.
Merci à l'auteure pour son témoignage.
Ce que ce témoignage nous apprend
- Un perroquet élevé par ses parents (EPP) demande plus de patience au début, mais devient un compagnon équilibré.
- Ne jamais forcer : laisser l'oiseau venir, poser la friandise et s'éloigner, puis réduire la distance jour après jour.
- Visitez l'élevage : voir les parents et les installations aide à juger de la santé de l'oiseau.
- Les noix et arachides sont de bonnes récompenses, à doser : voir ce qu'il peut manger.
Questions fréquentes
Comment apprivoiser un perroquet élevé par ses parents ?
Avec patience et sans jamais l'attraper de force : friandises posées puis tendues à la main, porte ouverte quand il est prêt, routines régulières. Comptez plusieurs semaines à plusieurs mois, comme pour Max.
EAM ou EPP : que choisir ?
Un oiseau élevé à la main (EAM) est vite familier mais peut devenir exclusif et dépendant. Un oiseau élevé par ses parents (EPP) est plus craintif au départ mais souvent plus équilibré. Le choix dépend du temps et de la patience dont vous disposez.
Le perroquet à ventre rouge parle-t-il ?
Il peut apprendre quelques mots et imiter des sons, comme Max qui disait « un bisou » et « j'veux pas » avant 1 an. Comme tous les poicephalus, il reste un parleur modeste.
Un poicephalus est-il fait pour vous ?
Caractère, bruit, budget, temps disponible : faites le point avant de vous lancer.
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